LE TELL

 Réalisé avec l'ouvrage : Portraits d'épaves, éditions Océans, de JP Joncheray & U Brunner

 

Profondeur : entre -5 et - 12 m

Coordonnées : 43° 12' 01'' nord ; 06° 41' 37'' est. A 60 m au nord-ouest, ouest de la roche Fouras.

 

 

Description : Cargo de 1 264 tx, 76,60 m de long, 10,40 m de large, avec une machine de 900 ch, deux mâts et une longue cheminée.

Difficultés : Une des plus belles plongées d'initiation : un fouillis de tôles où l'on peut encore trouver des trésors, au milieu de roches claires, de sable propre, d'algues non polluées, et de milliers de tessons antiques. Des oursins énormes, un fourmillement de poissons. Malheureusement un courant souvent fort, exposition de tous les vents, va et vient incessant de bateaux à moteur.

 

La plongée

La première fois, on a du mal à se retrouver dans ces grands panneaux de ferrailles écrasés par la mer. Sa partie avant, la moins importante, vers la roche Fouras, présente des flancs de navire en grandes surfaces préservées, mais aplaties sur le sol et, bien reconnaissable, l'étrave sous forme de moignon relevé.

Sa partie arrière et centrale, vers Camarat, présente une chaudière très bien conservée, un fragment de machine et une vraie coque encore en forme vers la poupe, avec barrots de pont, bastingages, reste de barra à roue, arbre d'hélice et même hélice, coincée sous le pont, après avoir traversé la coque.

Partout, des sacs de ciment, certains ouverts, d'autres encore entiers, recouvrant parfois les ferrailles.

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Histoire du Tell

Lancé le 11 mars 1879 aux Forges et Chantiers de la Méditerranée à la Seyne, le Tell fut utilisé par la Cie de Navigation Mixte sur ses lignes Algérie-Golfe du Lion-Provence. En 34 ans de service, il eut pas mal de soucis : il s'échoua à Djidjelli à l'âge de 10 ans, s'échoua à l'embouchure du Rhône à l'âge de 14 ans, aborda un navire espagnol, le Cabos Penas, à l'âge de 20 ans, s'échoua à Marseille à l'âge de 21 ans, puis se fit oublier jusqu'en 1913.

 

Naufrage du Tell

Le 25 octobre 1913, par fort vent d'est, alors qu'il va de Nice à Marseille avec des fûts vides et des sacs de ciment, il s'échoue au cap Camarat. Les 38 hommes d'équipage sont sauvés grâce aux embarcations du bord.

Malgré l'intervention du Marseillais 28, du Mustapha, du Walkyrien, son renflouement s'avère impossible, et il est abandonné.

 

 

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