LE PROPHETE

 Réalisé avec l'ouvrage : Portraits d'épaves, éditions Océans, de JP Joncheray & U Brunner

Profondeur : - 34 m sur un fond de sable.

Coordonnées : 43° 09' 52'' nord ; 06° 37' 71'' est. A 500 m du cap Lardier à l'est, sud-est.

Description : Vapeur de 41,5 m de long et 7,4 m de large, jaugeant 199 tx, doté d'une voilure auxiliaire.

 

Difficultés : plongée facile (peu de courants, bonne visibilité, profondeur raisonnable) mais malheureusement tempérée par les difficultés d'accès, par l'absence d'abri lorsque la mer se lève, par l'exposition du site à tous les vents. Il faut y aller par beau temps.

 

La plongée

Le Prophète a bien souffert depuis son naufrage : la coque comme le pont se sont étalés, ouverts, répandus sur le fond. Les vestiges occupent une cinquantaine de mètres de long, sur 10 m de large.

Le plus intéressant de l'épave est son appareil propulsif : une chaudière en bon état qui écrase de sa masse le reste des vestiges, un volant énorme. Au centre du navire, l'ensemble impressionne : les plongeurs nomment l'épave "les chaudières".

C'est un amoncellement de détails bizarres : deux belles ancres à jas encore en place, un gouvernail suspendu en pleine eau, de gros treuils massifs et boursouflés par les concrétions, une hélice aux pales triangulaires...

L'accès à l'intérieur de la coque est évidemment impossible, celle-ci s'étant affaissée comme une crêpe. De même, le sable a pas mal envahis les fonds, et les posidonies colonisent ces nouveaux territoires. Il n'y a aucune trace de chargement.

http://www.sommeildesepaves.com

 

www.aquanaute.com/eau.bleue/

Histoire du Prophète

Sa construction fut artisanale, dans l'atelier de la tuilerie de Ch. Reynaud et Cie à Sète en 1853. Francisé à Marseille le 10 mars 1853, par Cohen et Cie, il est vendu à Claude Mourou le 8 juillet 1857 pour 10 670 euros.

Le petit bâtiment était utilisé sur les lignes maritimes reliant l'Algérie à la côte provençale.

 

Naufrage du Prophète

Le 26 mars 1860, le Prophète, Commandant Cotton, en provenance de Bône et Philippeville, s'abrite dans la rade d'Agay près de St-Raphaël. Quelques jours plus tard, vers le 30, il fait naufrage près du cap Lardier, à la suite d'une voie d'eau. La cargaison de blé est perdue.

Le Prophète représente la plus vieille épave connue à ce jour, de navire à vapeur et à hélice de la côte provençale. Si le Panama de 1843 (à roue et "décortiqué" avant sabordage) et la Ville de Grasse de 1848 (à roues) sont les seuls témoins d'une marine disparue, lui demeure l'ancêtre des vapeurs...

 

 

Accueil
 Epaves entre Porquerolles et Cavalaire
Vidéos subaquatiques
nicoblon sur facebook