LE MICHEL C

 Réalisé avec l'ouvrage : Portraits d'épaves, éditions Océans, de JP Joncheray & U Brunner

Profondeur : - 39 m à l'avant et - 32 m à l'arrière

Coordonnées : 43° 00' 72'' nord ; 06° 08' 47'' est. A quelques centaines de mètres au sud, sud-est du phare de l'île du Grand-Ribaud, à la limite des fonds rocheux, près de l'épave de la Ville de Grasse. Ces deux épaves gisent dans la petite passe, entre Giens et Porquerolles.

[photos du Michel C]



Description : vapeur de cabotage, 39,25 m de long et 5,75 de large, 300 ch, le Michel C avait une particularité remarquable pour un si petit navire, à cette époque : il possédait deux machines d'hélice, 2 hélices. Ainsi, il atteignait la vitesse de 11 noeuds.

Difficultés : un courant parfois fort et des fonds qui tombent vite si on s'éloigne vers l'ouest. L'eau est claire. Des milliers de bateaux empruntent la passe donc attention au trafic, il faut bien se montrer avec le pavillon alpha et un parachute de paliers.

 

La plongée

Le Michel C est posée sur le sommet d'une remontée rocheuse, penché sur bâbord, paroi tribord affaissée sur les cales, contre un rebord rocheux. L'épave est disloquée.

L'avant, au plus profond, a conservé son treuil et sa grue, mais le pont a disparu. La partie centrale a beaucoup souffert, les machines ont bien résisté. De longues barres de fer semblent appartenir au chargement. La poupe a glissé vers bâbord en bloc. Moins déplacés, un arbre d'hélice et l'hélice où il ne reste plus qu'une pale semblent suspendus en pleine eau. L'autre arbre est moins visible. Quelques tubes de métal non identifiés, et des tôles éparses complètent la description.

Le sol est rocheux, très accidenté, avec des plages de sable et de la posidonie. Quelques tombants magnifiques entourent le site qui mérite, pour cela, plusieurs plongées.

 

Histoire du Michel C

Construit en Irlande en 1866 par les chantiers Renfrew, de Belfast, il s'appelait alors Correo de Cette, n'avait qu'une hélice et appartenait à l'armement Sala. En 1894, il est vendu à la Cie Castaldi de Marseille. En 1897, il passe chez Rimbaud et, enfin, en 1899, chez Busk. Il a 33 ans et on le remet à neuf. A cette occasion, on double les machines et les arbres d'hélice. En 1900, la Cie possède 9 navires qui assurent diverses lignes entre Menton et Port-Vendres.

Le 10 mars 1896, le Michel C s'était échoué à Faraman, chargé en vin, alors qu'il allait de Sète à Marseille. Ayant jeté à la mer une partie de sa cargaison, il put se dégager.

 

Naufrage du Michel C

Dans la nuit du 26 au 27 novembre 1900, le Michel C allant vers Cannes, emprunte la passe des îles d'Hyères par temps brumeux. Il y a 12 hommes à bord, de la bière et de la farine. Un autre caboteur de la même Cie, l'Amphion effectue le même voyage, mais en sens inverse. Vers 2 à 3 heures du matin, peut-être perdu dans la brume, l'Amphion aborde le Michel C par bâbord, noyant un mécanicien. Le Michel C coule en une minute. Les 11 rescapés ont le temps de passer sur l'Amphion, qui rejoint Toulon avec une voie d'eau.

 

 

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